CJUE | Justification de l’interdiction de porter toute forme visible d’expression des convictions politiques, philosophiques ou religieuses sur le lieu de travail
19 juillet 2021
Dans son arrêt, rendu en grande chambre, le 15 juillet 2021, la CJUE précise notamment dans quelles conditions une différence de traitement indirectement fondée sur la religion ou les convictions, découlant d’une telle règle interne, est susceptible d’être justifiée.
L’interdiction de porter toute forme visible d’expression des convictions politiques, philosophiques ou religieuses sur le lieu de travail peut être justifiée par le besoin de l’employeur de se présenter de manière neutre à l’égard des clients ou de prévenir des conflits sociaux.
Toutefois, cette justification doit répondre à un besoin véritable de l’employeur et, dans le cadre de la conciliation des droits et intérêts en cause, les juridictions nationales peuvent tenir compte du contexte propre à leur État membre et notamment des dispositions nationales plus favorables en ce qui concerne la protection de la liberté de religion.
Related Posts
Mi-temps thérapeutique et calcul de la participation : attention à la discrimi... 11 octobre 2023 | Pascaline Neymond

Extension du « pass sanitaire » : les 10 points d’alerte de la Défenseure d... 21 juillet 2021 | Pascaline Neymond

Le défaut d’une action de formation ne peut constituer en soi une discrim... 10 avril 2014 | CMS FL
Mutation disciplinaire et discrimination : la nécessaire conciliation entre le ... 2 mars 2022 | Pascaline Neymond

L’interdiction de discrimination en raison de l’âge... 19 juillet 2017 | CMS FL

Manifestations de convictions religieuses et politiques dans l’entreprise ... 17 juillet 2020 | CMS FL Social

Quelle place pour l’IA dans les relations du travail ?... 3 avril 2024 | Pascaline Neymond

Un bonus peut-il être discrétionnaire ?... 3 avril 2014 | CMS FL
Articles récents
- Droit Social + marque une pause estivale
- Sanctionner le management toxique : le comportement de l’employeur ne minore pas la faute du salarié
- Mi-temps thérapeutique : un temps partiel original ?
- Uber n’est pas un employeur
- Licenciement après la conclusion d’une rupture conventionnelle : dans quelles conditions et avec quels effets ?
- Répartition du personnel et des sièges entre les collèges électoraux : le juge saisi doit obligatoirement statuer
- La cour d’appel de Versailles estime que les titres-restaurant relèvent des activités sociales et culturelles
- Maladie et congés payés : nouvelles perspectives
- Les personnes engagées dans un projet parental sont protégées des discriminations au travail
- Le licenciement d’un salarié victime de harcèlement est-il toujours nul ?